Le chercheur Urs Breitenmoser.

L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) est en train d'étudier la possibilité d'abaisser la catégorie de protection du lynx ibérique, c'est-à-dire que si elle se trouve actuellement « en danger critique », on est en train de débattre pour la faire passer à la catégorie « en danger » d'extinction, et tout cela grâce aux tâches de conservation du félin le plus menacé de la planète en Andalousie.

Le nombre de lynx ibériques en Andalousie a triplé ces neuf dernières années jusqu'à atteindre les 312 exemplaires, selon le recensement de 2011 effectué par les techniciens du Ministère de l'Environnement du Gouvernement andalou. Ceci est dû à des actions réalisées au sein des projets de conservation, qui sont parvenus à augmenter toutes les populations de cette espèce situées dans les zones de Andújar-Cardeña, Guadalmellato, Guarrizas et Doñana-Aljarafe.

Le jeune lynx Hocico.

Le génome de la tomate s'est dupliqué trois fois en différentes occasions de forme consécutive il y a 60 millions d'années, ce qui pourrait lui avoir permis de survivre aux glaciations, selon ce que constate une recherche internationale qui a séquencé son génome et qui a compté avec la participation de nombreux centres espagnols. Quand ont disparu les dinosaures, elles se sont adaptées.

Deux bonobos au repos.

On les appelle les « singes hippies » pour leurs manières sereines, leur caractère joueur et parce que, face à un problème ou conflit, ils préfèrent littéralement « faire l'amour et pas la guerre », également entre individus du même sexe. 

C'est le bonobo, notre parent le proche après le chimpanzé et le seul des grands singes dont on ne possédait pas la carte génétique. Ulundi, une femelle du zoo de Leipzig, a prêté son ADN pour faire partie de l'histoire. Des scientifiques de 20 laboratoires de huit pays – entre autre l'Espagne – sont parvenus à séquencer son génome.

La réduction des coûts et du temps nécessaires à séquencer le génome d'un être vivant qui a été observée cette dernière décennie, a éliminé les principaux obstacles qui empêchaient d'aborder la composition génétique des autres organismes, ouvrant un nouveau champ d'action aux chercheurs qui jusqu'à présent leur était interdit ou du moins permis à seulement quelques-uns d'entre eux.

Les biologistes de l'évolution de l'Université de Toronto ont découvert que les individus qui présentent une faible qualité génétique peuvent avoir une descendance présentant des chromosomes étant même inférieurs aux leurs, ce qui dénote que, avec les générations successives, cette espèce en question pourrait s'éteindre.

Mouche du fruit.
Le rat-taupe nu.

Le rat-taupe nu est un être curieux, un rongeur sans poil qui vit à une grande profondeur, qui a une résistance au cancer et une vie des plus longues;ils vivent dix fois plus longtemps que les mammifères de taille identique.

C'est pour cette raison qu'on étudie son génome, étant donné qu'il pourrait aider les chercheurs à percer les secrets de cette créature et aider ainsi à améliorer la santé humaine.

Ours polaire.

Les ours polaires sont beaucoup plus vieux que ce que l'on pensait. Cinq fois plus, en fait. Une équipe scientifique internationale a présenté des preuves que l'origine du carnivore le plus grand d'Arctique en tant qu'espèce indépendante remonte à quelque 600.000 ans, selon ce qu'ils expliquent dans un article publié dans la revue Science. 

Les résultats ont des implications sur les efforts afin de conserver cette espèce arctique en danger d'extinction.

Un lynx et son petit.

La réduction du nombre de lynx ibériques en Espagne a eu un effet drastique sur la diversité génétique de cette espèce. Les analyses des marqueurs nucléaires micro-satellites indiquent des niveaux de diversité extrêmement bas comparés avec d'autres espèces de félins, spécialement chez les lynx qui vivent dans la zone de Doñana (Huelva).

La diversité de ces individus est même 33 % plus basse que celle de ses voisins d'Andújar (Jaén), ce qui suppose une différence importante entre les deux populations et indique des signes de détérioration génétique dans la première d'entre elles.

Le lynx ibérique est en meilleure santé que d'autres carnivores suite à son régime alimentaire, basé sur le  apin. Et aussi au fait qu'ils ne mangent pas de reptiles. Par conséquent, on peut dire qu'à ce point de vue le félin est en meilleure santé que d'autres animaux vivant en Espagne tels que le renard roux, la mangouste égyptienne ou la genette commune, chez qui on a trouvé des taux supérieurs de pesticides et de PCB, qui sont toxiques.

Un lynx et sa proie.
Les deux matadors Espartaco et Morante.

Deux matadors ont participé à la libération de Baya, l'exemplaire de lynx ibérique avec lequel avait débuté en 2007 à Doñana le renforcement génétique de cette espèce. 

Un Condor de Californie.

Le Condor de Californie est en danger d'extinction et, dans quelques populations, ont commencé à apparaître des problèmes génétiques comme le nanisme et ils sont aussi devenus vulnérables à certaines maladies. Le zoo de San Diego enquête sur ces oiseaux pour améliorer leur maintien, de telle sorte qu'on puisse prendre des mesures pour améliorer leur santé tant en captivité qu'en liberté.

Ce travail englobe la détection du virus du Nil Occidental (VNO), en plus de la tentative de vérifier la cause probable de l'inefficacité du vaccin mis sur pied contre ce virus et ce, en vue de l'améliorer, dit un responsable de la page web du zoo.

Un panda et son petit.

Il reste seulement entre 2.500 et 3.000 exemplaires dans le monde localisés dans une petite région montagneuse de l'Est de la Chine. Le Panda géant (Ailuropoda melanoleura) est en danger d'extinction étant donné que l'homme détruit son habitat, selon ce qu'affirment les scientifiques chinois qui ont dirigé le séquençage du génome de cet animal.

Le panda géant a quelques traits biologiques et de comportement réellement inhabituels, dont les plus évidents sont une diète basée sur la bambou et un taux de reproduction très bas. L'institut de Génomique de Pékin dirige la recherche internationale sur le premier brouillon du génome du panda, dans laquelle se sont vus impliqués 120 scientifiques.

Une étude? Pourquoi?

Le lynx ibérique est devenu le cas dramatique d'une espèce sur le point de s'éteindre. Et il est de plus un des animaux les plus étudiés, deux circonstances qui en font un sujet idéal de recherche au niveau génétique et de déchiffrage de son génome. Ainsi, on pourra connaître les effets du déclin de la diversité génétique et ses conséquences sur la santé comme sur le comportement.

La Station Biologique de Doñana supervise l'étude, dans laquelle sont impliqués six centres espagnols et plus de trente scientifiques. Ce sera un outil essentiel pour détecter les impacts de la perte de biodiversité et aussi pour améliorer la conservation du félin le plus menacé du monde.

Lynxexitu
 
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